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Économie, travail et fiscalité

Comment produire et répartir les richesses : âge de la retraite, salaires, impôts, dépenses publiques et temps de travail.

Pour chaque enjeu : quelques faits pour situer le débat, puis un argument avancé par celles et ceux qui défendent la première option (pôle A), et un argument avancé par celles et ceux qui défendent la seconde (pôle B). Ces arguments ne sont pas des vérités : ils sont à discuter, sources à l'appui.

  1. Revenir à 62 ans ou garder 64 ans ou plus

    Contexte

    La réforme de 2023 relève progressivement l'âge légal de départ de 62 à 64 ans. Son calendrier d'application a fait l'objet de nouveaux débats depuis. L'équilibre financier des retraites dépend notamment du nombre de cotisants par retraité, qui diminue.

    Pôle A : Revenir à 62 ans

    Partir plus tôt est une question de justice pour ceux qui ont commencé jeunes ou exercent des métiers pénibles ; d'autres ressources (cotisations, impôts) peuvent financer le système.

    Pôle B : Garder 64 ans ou plus

    L'espérance de vie augmente et le nombre de cotisants par retraité baisse ; avancer l'âge creuserait le déficit ou obligerait à baisser les pensions ou à augmenter les cotisations.

    Positions des programmes suivis : 9 A nettement · 4 plutôt A · 2 entre les deux · 2 plutôt B · 5 B nettement · 3 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  2. SMIC selon la seule revalorisation automatique ou SMIC relevé par décision de l'État

    Contexte

    Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l'inflation et d'une partie de la hausse du pouvoir d'achat des salaires. Le Gouvernement peut décider d'une hausse supplémentaire (« coup de pouce »).

    Pôle A : SMIC selon la seule revalorisation automatique

    Une hausse rapide alourdit le coût du travail, peut freiner l'embauche des moins qualifiés et tasser l'écart avec les salaires juste au-dessus.

    Pôle B : SMIC relevé par décision de l'État

    Une hausse nette améliore le pouvoir d'achat des salariés les moins payés et soutient la consommation.

    Positions des programmes suivis : 0 A nettement · 9 plutôt A · 0 entre les deux · 2 plutôt B · 9 B nettement · 5 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  3. Baisser les dépenses publiques ou augmenter les impôts

    Contexte

    Le déficit public de la France dépasse nettement le seuil de 3 % du PIB prévu par les règles européennes, et la dette publique dépasse 110 % du PIB. Pour le réduire, on peut augmenter les recettes (impôts) ou baisser les dépenses, ou combiner les deux.

    Pôle A : Baisser les dépenses publiques

    La France a déjà l'un des niveaux de prélèvements obligatoires les plus élevés d'Europe ; augmenter encore les impôts pèserait sur l'activité et l'emploi.

    Pôle B : Augmenter les impôts

    Des hausses d'impôts ciblées préservent les services publics et la protection sociale, alors que des coupes fortes pèsent surtout sur les plus modestes.

    Positions des programmes suivis : 4 A nettement · 7 plutôt A · 1 entre les deux · 6 plutôt B · 3 B nettement · 4 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  4. Taxer davantage les grandes fortunes ou garder la fiscalité actuelle du patrimoine

    Contexte

    L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été remplacé en 2018 par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). L'économiste Gabriel Zucman propose un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros.

    Pôle A : Taxer davantage les grandes fortunes

    Les plus grandes fortunes paient proportionnellement peu d'impôt par rapport à leur patrimoine ; les taxer davantage est juste et rapporte des recettes.

    Pôle B : Garder la fiscalité actuelle du patrimoine

    Un tel impôt peut pousser des contribuables ou des capitaux à partir, et toucher des entreprises dont la valeur n'est pas disponible en liquide.

    Positions des programmes suivis : 10 A nettement · 6 plutôt A · 1 entre les deux · 1 plutôt B · 4 B nettement · 3 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  5. Garder les 35 heures ou assouplir la durée légale

    Contexte

    Depuis les lois de 2000 et 2002, la durée légale du travail est de 35 heures par semaine. C'est le seuil au-delà duquel les heures sont payées en heures supplémentaires, pas un maximum : la durée maximale est de 48 heures sur une semaine.

    Pôle A : Garder les 35 heures

    La réduction du temps de travail protège la santé et la vie personnelle ; des heures supplémentaires sont déjà possibles et mieux payées.

    Pôle B : Assouplir la durée légale

    Assouplir la durée légale permettrait de produire davantage, de gagner plus et de rendre les entreprises plus compétitives.

    Positions des programmes suivis : 6 A nettement · 1 plutôt A · 3 entre les deux · 3 plutôt B · 3 B nettement · 9 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  6. Conclure de nouveaux accords de libre-échange ou relever les protections commerciales de l'Europe

    Positions des programmes suivis : 0 A nettement · 2 plutôt A · 0 entre les deux · 13 plutôt B · 8 B nettement · 2 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  7. Alléger les droits de succession ou taxer davantage les gros héritages

    Positions des programmes suivis : 5 A nettement · 5 plutôt A · 0 entre les deux · 1 plutôt B · 6 B nettement · 8 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).

  8. Reprendre sous contrôle public certaines entreprises ou laisser ces activités au secteur privé

    Positions des programmes suivis : 13 A nettement · 1 plutôt A · 0 entre les deux · 2 plutôt B · 0 B nettement · 9 inconnue(s).Voir les positions sourcées (avec les noms des candidats).